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Elections nationales en Angleterre : à quoi s’attendre pour l’emploi ?

Posted by centrecharlespeguy le avril 27, 2010

Après la dissolution du Parlement début avril, les élections nationales auront lieu le 6 mai 2010 en Angleterre. Des millions d’électeurs sont attendus pour choisir l’un des 3 partis politiques pouvant prétendre à la victoire : Le Labour (Gordon Brown), les Conservatives (David Cameron) et les Liberal Democrats (Nick Clegg).

Les 3 partis ont publié récemment leur programme, et les différences que l’on y trouve pourraient avoir des effets variables pour l’emploi. Voici quelques unes de mesures clés qui pourraient intéresser les demandeurs ou les français en poste en Angleterre :

Labour :
- viser le retour au plein emploi, créer un million d’emploi d’ici 2015.
– baser l’augmentation du salaire minimum sur l’augmentation du salaire moyen au Royaume Uni. Il pourrait atteindre £7 d’ici 2015.
– développer l’apprentissage et favoriser l’emploi des jeunes (via notamment le Future Jobs Funds doté d’une somme de 1 milliard de livres).
– abolir ou augmenter l’age légal de départ à la retraite.
– augmenter le congé paternité à 1 mois au lieu de 15 jours.

Conservatives :
– dispenser les nouvelles entreprises de payer le Employer National Insurance sur les employés embauchés la première année.
– abolir l’age légal de départ à la retraite étant donné que de nombreuses personnes souhaitent travailler au-delà de 65 ans.
– geler les salaires dans la fonction publique pour une année. Augmenter la transparence sur la rémunération du secteur public. Geler les recrutements.
– élargir les programmes d’aide au retour à l’emploi existant afin qu’ils s’adressent à tous. Favoriser la formation, l’apprentissage, le volontariat. Améliorer l’orientation et les structures d’aide à l’insertion professionnelle (développement de Work Clubs par quartier).
– fixer une limite annuelle au nombre d’immigrants non européens autorisés à travailler au Royaume Uni, rendre plus sévère l’attribution des visas étudiants, et créer une police des frontières.

Liberal Democrats :
– augmenter le seuil du revenu imposable à 10.000 livres par an (au lieu des 6500 livres actuelles).
– avoir un salaire minimum identique pour tous les plus de 16 ans.
– abolir l’age légal de départ à la retraite pour ceux qui le souhaitent. Revoir le système de retraite du service public.
– forcer les employeurs à accepter des CV anonymes pour lutter contre la discrimination. Renforcer l’égalité homme/femme au travail.
– créer plus de 100.000 emplois grâce à un green stimulus plan, et à la réattribution de certaines dépenses publiques.
– créer un work placement scheme pour permettre à 800.000 jeunes de commencer leur vie professionnelle par un stage rémunéré.

Selon le CIPD, quelque soit le parti l’emportant, 500.000 emplois pourraient être détruits ou non renouvelés dans le secteur public d’ici 5 ans, soit 10% des effectifs. Les réductions admises par les différents partis seraient en effet loin de la réalité. Les derniers chiffres du chômage publiés le 21 avril par l’ONS font état de 8% de chômage en Angleterre. Le nombre de chômeurs atteint les 2.5 millions (contre 2.7 millions en France, et 9.6% de la population active, hors Dom), le plus haut niveau depuis 1994.

Sources/A lire:
- Le programme du Labour
Le programme des Conservatives
Le programme des Liberal Democrats
Liberal Democrat election manifesto: Key implications for employers
Conservative manifesto: Key points for employers
Labour election manifesto: Key points for employers
Le marché de l’emploi en Angleterre début 2010

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Le marché de l’emploi en Angleterre début 2010

Posted by centrecharlespeguy le février 23, 2010

Les conditions climatiques inhabituelles du mois de Janvier ont eu un impact significatif sur l’économie Londonienne. Après un mois de Décembre particulièrement réussi pour les professionnels de la vente de détail et de la restauration, les chutes de neiges intempestives ont eu pour effet de décourager les acheteurs et les touristes à sortir. Une Livre sterling un peu plus forte et une TVA qui retrouve son niveau d’avant, contribuent à alimenter le catastrophisme de certains acteurs du tourisme (notamment la British Hospitality Association).

Pourtant l’économie anglaise commence à montrer des signes encourageants de reprise. La confiance chez les entreprises et investisseurs gagne du terrain, ce qui devrait favoriser l’emploi. D’après la dernière publication du REC, 90% des entreprises pensent en effet ne pas licencier en 2010, et 20% d’entre elles comptent même embaucher durablement. Les conclusions du Labour Market Outlook publié par le CIPD vont dans le même sens, mais sont plus nuancées. La différence entre le nombre d’entreprises qui envisagent de recruter et celles qui pensent licencier devrait néanmoins rester défavorable à l’emploi pour le prochain trimestre, voir sur l’année.

De l’avis de tous, le secteur public sera le plus durement touché par les destructions d’emploi en 2010, tandis que le privé semble mieux s’en sortir. Certaines entreprises évoquent des délocalisations en Inde et en Europe de L’Est. Le secteur qui devrait le mieux résister sont les services (tourisme, IT, finance). Les chiffres de l’emploi des jeunes sont par ailleurs moins pires que prévu.

L’optimisme des uns contraste avec le pessimisme des autres et il est sans doutes plus sage de faire preuve de prudence par rapport aux interprétations diverses des chiffres du chômage publiés le 17 février par l’Office for National Statistics.

Le taux de chômage reste stable par rapport au dernier trimestre, à 7,8%, soit 2,48 millions de sans emploi. En regardant de plus près on constate cependant une augmentation significative de l’emploi à temps partiel et du self-employment, et une baisse de l’emploi à temps plein. Le chômage de longue durée, supérieur à un an, augmente lui aussi, au même titre que le nombre de bénéficiaires de la jobseeker’s allowance (indemnité chômage).

 

Cette augmentation de l’emploi vulnérable (au sens du Organisation Internationale du Travail) contribue à une précarisation des travailleurs selon le Trade Union Congress et le CIPD.

En Europe, il y a eu en 2009 12 millions de chômeurs supplémentaires. L‘OIT s’attend à une nouvelle augmentation de 3 millions pour 2010. Le taux de chômage européen est de 8,4% avec un secteur industriel plus sinistré que l’agriculture ou les services. Même si la reprise économique est prévue pour 2010, les destructions d’emploi continueront, à un rythme moins important qu’en 2009.

Le marché de l’emploi restera donc concurrentiel en 2010, et les chercheurs d’emploi devront faire preuve d’autant d’efforts que pendant l’année écoulée.

Sources/A lire :
2010 sera une année exécrable pour le marché de l’emploi des cadres (le Monde)
Part-time workers reach record high during recession, official figures show (Personnel Today)
Information sur le marché du Travail en Angleterre (EURES)
Taux de chômage harmonisés de l’OCDE

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Taux de chômage au Royaume Uni mai 2009

Posted by centrecharlespeguy le juin 3, 2009

Les chiffres du chômage annoncés par l’Office National Statistics (ONS) mardi 12 mai ont eu pour effet de déclencher une vague d’inquiétude parmi les professionnels et observateurs du marché de l’emploi. « Appalling » (épouvantable) commente le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD), « pretty awfull » renchérit le cabinet de recherche Capital Economics, « very bad » conclut Tony McNulty actuel Ministre du Travail.

Les chiffres en question dépassent les prévisions déjà pessimistes avancées le dernier trimestre. Ainsi, le taux de chômage au Royaume Uni a atteint les 7.1% en mars 2009, ce qui représente 2.2 millions de demandeurs d’emploi. L’augmentation de 245.000 chômeurs en seulement un trimestre, soit plus de 2700 nouveaux chômeurs par jours, est la plus importante augmentation qu’ait connu le Royaume Uni en un trimestre, depuis 1981 et les premières années de Margaret Thatcher au pouvoir.

On constate un ralentissement dans les augmentations de rémunération (hors bonus et avec bonus), mais officiellement, on n’a cependant pas encore vu de cas comme en France où un employeur demande à ses employés de réduire volontairement leur salaire. 

L’ONS a comptabilisé 455.000 offres d’emploi lors de ces 3 mois, soit 51.000 offres de moins par rapport au dernier trimestre. Maigre consolation, il y a moins d’affluence que prévu dans les Jobcentre Plus pour toucher les indemnités chômages.

Un bon nombre d’acteurs s’accordent à dire que le chômage va continuer à augmenter jusqu’en 2010, avec une pointe probable à 3,2 millions de chômeurs, et ce même si l’économie commence à sortir de la récession avant cette date. « Certain dans la city parlent déjà de redressement. Mais le seul rétablissement dans le vrai monde aura lieu lorsque le chômage commencera a tomber » déclare Brendan Barber, représentant du syndicat Trade Union Congress (TUC). En sortie de crise, les contrats intérim seront probablement privilégiés, car ils offrent une flexibilité non négligeable aux entreprises.

A titre comparatif, le taux de chômage de la zone euro était en mars de 8.9%, avec un record historique pour l’Espagne qui compte près de 17.4% de chômeurs, soit 4 millions de personnes… Le Ministère de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi, qui a publié vendredi 29 mai les chiffres du chômage en France pour le mois d’avril, a annoncé plus de 2.5 millions de chômeurs (sans compter les DOM ni les salariés occasionnels), soit une augmentation de 300.000 chômeurs depuis le début de l’année et une hausse de 24.6% en un an. Le taux de chômage en France métropolitaine, publié par l’INSEE le 4 juin, s’établit à 8.7% pour le premier trimestre 2009 (9.1% si l’on ajoute les DOM).

Mêmes si aucun secteur d’activités n’est épargné, la grande distribution présente une santé déconcertante. Tesco annonce une augmentation de son bénéfice brut de 10% et la création de 11.000 emplois au Royaume uni d’ici février 2010. Sainsbury’s, qui a aussi vu son chiffre d’affaire augmenter, a prévu de reverser une prime de quelques 450 livres à ses salariés, et de créer plus de 6000 emplois. Par ailleurs, le secteur public semble aussi mieux encaisser le coup que le secteur privé. Enfin, comme expliqué dans notre précédent article, d’autres secteurs comme la restauration rapide semblent être source importante d’offres d’emplois.

Il est donc important pour le lecteur de relativiser ces chiffres. Inutile d’être alarmiste ou fataliste dans sa recherche d’emploi.  Pour mémoire, selon l’INSEE, le taux de chômage en France au premier trimestre 2006 était de 9,6%, contre 8,7% au premier trimestre 2009.

Nous recommandons une fois de plus au demandeur d’emploi de cibler ses candidatures, de faire preuve de rigueur dans ses démarches et de professionnalisme dans ses relations avec les employeurs. Heureusement, vous pouvez compter sur l’équipe du Centre Charles Péguy, plus que motivée pour vous aider à surmonter ces difficultés dans votre recherche d’emploi !

A lire aussi nos articles:
Le marché de l’emploi anglais en octobre 2009 et les mesures internationales prises face à la crise
Tendances 2009 pour le marché de l’emploi à Londres.

 

Evolution du taux de chomage France

  

 Evolution du taux de chômage en France (source Wikipedia)

 Sources/A Lire
L’article de la BBC consacré à la parution des chiffres du chômage (anglais)
La définition du chômage selon le BIT (français)
Répartition des Chômeurs en Grande Bretagne par zone géographique (anglais)
France: deux fois plus d’emplois supprimés au premier trimestre qu’en 2008 (Le Monde)
En Grande-Bretagne, l’économie donne des signes de reprise (Le Monde)

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L’impact de la crise au Royaume Uni

Posted by centrecharlespeguy le novembre 4, 2008

« Après 16 ans de croissance ininterrompue, le Royaume-Uni a vu son produit intérieur brut (PIB) reculer au troisième trimestre. Il est le premier pays du G7 à annoncer une contraction de son activité, alors que la crise financière a désormais contaminé l’économie réelle. (…)

Aucun secteur – à part l’agriculture et les services publics, qui représentent respectivement 1 % et 23 % du PIB – n’est épargné. Les services, qui pèsent pour 75,2 % dans l’économie britannique, ont vu leur activité reculer de 0,4 %, la plus forte baisse depuis dix-huit ans (…).
 
L’économie du Royaume-Uni n’a pas résisté à la simultanéité de la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie (fin septembre, l’inflation a grimpé à 5,2 %), d’une chute du marché de l’immobilier (les prix ont baissé de 10 % depuis un an et les transactions en septembre ont chuté de 53 % par rapport à septembre 2007) et du resserrement du crédit.

Dans ce contexte, les ménages britanniques, qui ont été 19 000 à voir leur maison saisie au premier semestre, soit 40 % de plus que sur les six premiers mois 2007, se serrent la ceinture. Leurs achats de vêtements et de chaussures ont reculé de 2,3 % en septembre. Le mois dernier, les ventes de voitures ont chuté de 21 %. Mêmes les dépenses alimentaires encaissent le coup. Au troisième trimestre, en volume, elles ont baissé de 0,1 %, la plus forte baisse depuis que cet indicateur économique existe (1986).

Conséquence, le chômage augmente. Il atteignait 5,7 % fin septembre, son plus haut niveau depuis 1999, et certains économistes le voient remonter à 10 %. Il ne se passe pas un jour sans une mauvaise nouvelle sur le front de l’emploi. Vendredi, Goldman Sachs a annoncé la suppression de 10 % de ses postes, ce qui devrait toucher 600 personnes en Grande-Bretagne. Nissan vient d’ouvrir un plan de départs volontaires dans son usine de Sunderland. Jeudi, les ouvriers de l’équipementier JCB (construction, manutention, agriculture) ont accepté de perdre 50 livres sur leur salaire hebdomadaire pour éviter 350 départs.

La Confederation of British Industry (CBI) prévoit que 65 000 emplois industriels auront disparu entre fin juin et fin décembre, alors que les carnets de commandes se vident et que le moral des industriels est au plus bas depuis 28 ans. Côté finances, le Centre for Economic and Business Research (CEBR) pronostique 62 000 suppressions de postes à la City d’ici à la fin 2009 (28 000 en 2008 et 34 000 en 2009).

Dans ce contexte, personne n’anticipe une sortie rapide de crise. Le think tank National Institute of Economic and Social Research prévoit au moins quatre trimestres consécutifs de baisse de l’activité. Vendredi, à la publication des chiffres de l’ONS, la livre sterling et la Bourse de Londres ont plongé. »

Source: Le monde

A lire aussi notre article Tendances 2009 pour le marché de l’emploi à Londres

 
 
 

 

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