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Etre Infirmier ou Sage-femme à Londres

Publié par centrecharlespeguy le août 6, 2010

La pénurie en quelques chiffres:

Environ 30 000 des 660 000 infirmiers résidant au Royaume-Uni, ont été formés à l’étranger. En 2005, il était estimé que dans les 5 à 10 années suivantes, la pénurie de personnel infirmier porterait à 53000 le nombre de postes vacants au Royaume-Uni.

Depuis 2001, le recrutement annuel d’infirmiers formés à l’étranger dépasse même celui de ceux formés au Royaume-Uni. Sans le recrutement des professionnels venus d’autres pays, le nombre de postes disponibles serait 5 fois plus élevé.

Londres est la zone où le besoin est le plus important et c’est donc naturellement que de nombreux professionnels viennent  tenter leur chance.

Comment travailler en tant qu’infirmiers ou sages femmes au Royaume-Uni :

Si la pénurie de personnel infirmier fait du Royaume-Uni un territoire attractif pour l’emploi, il n’en reste pas moins nécessaire de faire reconnaître vos compétences.

La première étape pour être autorisé à exercer en tant qu’infirmier au Royaume-Uni, est de s’enregistrer auprès du Nursing and Midwifery Council (NMC). En 2009, cet organisme gouvernemental a reconnu les compétences d’environ 1800 infirmiers et sages-femmes formés à l’étranger.

Il se prononce sur les équivalences de trois professions :
- Infirmiers
- Sages-femmes
- Infirmiers spécialistes de santé publique

Les conditions :

Vous êtes admissible à la reconnaissance de vos compétences au Royaume-Uni, si vous avez reçu une formation reconnue dans un autre pays de l’Union Européenne (+ Suisse) et si vous possédez la nationalité d’un de ses pays.

Si vous avez été formé hors Europe mais que vous possédez la nationalité d’un pays de ce territoire vous pouvez faire les démarches pour obtenir la reconnaissance mais vous devrez prouver de l’exercice de la fonction durant au minimum 3 ans en Europe.

Les personnes de nationalité française ayant obtenues leur Diplôme d’Etat d’Infirmier et diplôme d’Etat de Sage-femme après 1979 sont éligibles à la reconnaissance automatique de leur statut.

Le niveau d’anglais:

Selon la loi européenne, le NMC ne peut pas requérir de preuve de votre niveau d’anglais afin d’évaluer votre droit à l’équivalence.
Cependant, vous devez vous assurer que  votre maîtrise de la langue vous permettra de pratiquer. Le NMC vous recommande d’auto évaluer votre niveau par le biais du test Europass Language Passport. Les employeurs au Royaume-Uni attendent de vous que vous obteniez au minimum le niveau C1 et peuvent compléter cette évaluation par leur propre test linguistique.

Postuler et être évalué:

Avant de postuler il est important de lire le document élaboré par le NMC à destination des postulants.Vous pouvez postuler, pour une ou plusieurs de ces fonctions, en demandant le dossier auprès de l’EU registration team du NMC :

- Par courrier à l’adresse suivante : 23 Portland Place, London W1B 1PZ
- Par téléphone au +44 (0)20 7333 9333
- Par email à eu.enquiries@nmc-uk.org
- En faisant la demande en ligne sur le site du NMC www.nmc-uk.org

Afin de traiter votre dossier, le NMC aura besoin d’informations (nombre d’heures théoriques et pratiques) provenant de votre centre de formation ainsi que de photocopies certifiées de vos documents officiellement traduits et de vos diplômes. Pour cela, vous pouvez vous adresser au centre Naric.
Le dossier doit être retourné complet sous 6 mois à partir de la date de réception.

Si vous ne pouvez pas prouver que vous avez pratiqué durant minimum 450 heures dans votre pays pendant les 3 dernières années, il vous sera demandé de reprendre une formation pratique au Royaume-Uni

Conserver sa reconnaissance

Tous les infirmiers et sages-femmes enregistrés auprès du NMC doivent s’engager à travailler dans le respect des règles et de l’éthique décrites dans le code de conduite établi par le NMC. De plus, une cotisation annuelle de £76 est dûe à la fin de la première et de la deuxième année. Il est nécessaire de se réenregistrer tous les 3 ans.

Les employeurs potentiels:

Une fois enregistré vous pouvez travailler pour le National Health Service (NHS) , service de santé publique au Royaume-Uni qui couvre des domaines très variés : service adulte, santé mentale, hôpitaux, écoles, prisons…
Le NHS est le principal employeur des personnels du secteur médical au Royaume-Uni. Il est estimé que seuls 25% des infirmiers travaillent pour un autre employeur que celui-ci.
Sachez qu’il est cependant plus facile de trouver un premier emploi dans le privé que dans le public lorsque l’on a été formé à l’étranger. Le sud-ouest de Londres, ses hôpitaux, ses cabinets privés et cliniques très francophones, offre des facilités d’embauche pour un premier emploi.
Le temps que l’employeur soit assuré que votre niveau d’anglais vous permet de délivrer un service optimum, attendez-vous à effectuer des tâches plus souvent associées au métier d’Aide soignant.

Les autres professionnels du secteur médical:

Si vous êtes médecin, orthodontiste, pharmacien, aide soignant, technicien en radiologie ou encore vétérinaire, le Royaume-Uni a besoin de vous (mais aussi si vous êtes musicien d’orchestre, chorégraphe, danseuse de ballet, ingénieur génie civile, enseignant ou encore travailleur social).
Devant la pénurie de médecins le NHS propose des salaires de plus en plus compétitifs et de nombreux professionnels n’hésitent plus à prendre l’avion pour quelques jours de consultations.
Mais attention comme pour tous les professionnels, les besoins et les spécialités varient en fonction du marché de l’emploi et sont donc susceptible d’évoluer.

A lire:
Les conseils pratiques d’une infirmière française expatriée à Londres
Un French infirmier à Londres
Infirmière à Londres, les informations sur expat blog
Faire ses études d’infirmier au Royaume-Uni

Liens:
Pour en apprendre plus sur votre métier en Angleterre, le site Prospects
Etes-vous un professionnel recherché au Royaume-Uni?

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Les 8 choses à faire en arrivant à Londres

Publié par centrecharlespeguy le avril 26, 2010

1. Trouver un logement temporaire : auberge de jeunesse, hôtel, famille d’accueil… Ne trouvez pas une colocation dès votre arrivée, cela vous engagerait à vivre dans tel quartier de Londres et vous empêcherait de trouver un emploi dans une autre zone, trop loin de votre domicile. Mieux vaut attendre d’avoir l’emploi pour trouver un logement !

2. Acheter une Oyster card et prendre un abonnement à la semaine pour la zone 1 et 2, afin de pouvoir se déplacer de manière illimitée pour vos différentes démarches.

3. Trouver un numéro de téléphone anglais. Personne, à par vos proches, ne vous téléphonera sur un numéro étranger surtaxé. Débloquez votre portable et achetez une moby carte afin d’être facilement joignable par les employeurs. Avoir une adresse anglaise sur son CV, si possible assez centrale, est aussi utile.

4. Commencer sa recherche d’emploi : faire un CV anglais (attention à la traduction littérale du français, adapter son CV en fonction du type de poste que vous visez), trouver une tenue appropriée, faire du porte à porte.

5. Trouver un logement définitif. Contrairement aux idées reçues, trouver un logement peut se faire rapidement. Prenez le temps de visitez les lieux, de rencontrer les colocataires,… Faites attention aux arnaques ! Attendez d’avoir un emploi avant de vous décider.

6. Ouvrir un compte en banque : comparer les différentes offres (gratuites/payantes). Ne pas changer la totalité de son argent à l’aéroport ou dans les gares où les taux ne sont pas avantageux.

7. Faire son National Insurance Number et trouver un médecin traitant.

8. Nous vous recommandons de vous inscrire au Consulat sur le site: http://www.ambafrance-uk.org/-Consulat-general-a-Londres-.html, pour valider, faciliter votre séjour en Grande-Bretagne et vous permettre de participer aux élections.

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Le marché de l’emploi en Angleterre début 2010

Publié par centrecharlespeguy le février 23, 2010

Les conditions climatiques inhabituelles du mois de Janvier ont eu un impact significatif sur l’économie Londonienne. Après un mois de Décembre particulièrement réussi pour les professionnels de la vente de détail et de la restauration, les chutes de neiges intempestives ont eu pour effet de décourager les acheteurs et les touristes à sortir. Une Livre sterling un peu plus forte et une TVA qui retrouve son niveau d’avant, contribuent à alimenter le catastrophisme de certains acteurs du tourisme (notamment la British Hospitality Association).

Pourtant l’économie anglaise commence à montrer des signes encourageants de reprise. La confiance chez les entreprises et investisseurs gagne du terrain, ce qui devrait favoriser l’emploi. D’après la dernière publication du REC, 90% des entreprises pensent en effet ne pas licencier en 2010, et 20% d’entre elles comptent même embaucher durablement. Les conclusions du Labour Market Outlook publié par le CIPD vont dans le même sens, mais sont plus nuancées. La différence entre le nombre d’entreprises qui envisagent de recruter et celles qui pensent licencier devrait néanmoins rester défavorable à l’emploi pour le prochain trimestre, voir sur l’année.

De l’avis de tous, le secteur public sera le plus durement touché par les destructions d’emploi en 2010, tandis que le privé semble mieux s’en sortir. Certaines entreprises évoquent des délocalisations en Inde et en Europe de L’Est. Le secteur qui devrait le mieux résister sont les services (tourisme, IT, finance). Les chiffres de l’emploi des jeunes sont par ailleurs moins pires que prévu.

L’optimisme des uns contraste avec le pessimisme des autres et il est sans doutes plus sage de faire preuve de prudence par rapport aux interprétations diverses des chiffres du chômage publiés le 17 février par l’Office for National Statistics.

Le taux de chômage reste stable par rapport au dernier trimestre, à 7,8%, soit 2,48 millions de sans emploi. En regardant de plus près on constate cependant une augmentation significative de l’emploi à temps partiel et du self-employment, et une baisse de l’emploi à temps plein. Le chômage de longue durée, supérieur à un an, augmente lui aussi, au même titre que le nombre de bénéficiaires de la jobseeker’s allowance (indemnité chômage).

Cette augmentation de l’emploi vulnérable (au sens du Organisation Internationale du Travail) contribue à une précarisation des travailleurs selon le Trade Union Congress et le CIPD.

En Europe, il y a eu en 2009 12 millions de chômeurs supplémentaires. L‘OIT s’attend à une nouvelle augmentation de 3 millions pour 2010. Le taux de chômage européen est de 8,4% avec un secteur industriel plus sinistré que l’agriculture ou les services. Même si la reprise économique est prévue pour 2010, les destructions d’emploi continueront, à un rythme moins important qu’en 2009.

Le marché de l’emploi restera donc concurrentiel en 2010, et les chercheurs d’emploi devront faire preuve d’autant d’efforts que pendant l’année écoulée.

Sources/A lire :
2010 sera une année exécrable pour le marché de l’emploi des cadres (le Monde)
Part-time workers reach record high during recession, official figures show (Personnel Today)
Information sur le marché du Travail en Angleterre (EURES)
Taux de chômage harmonisés de l’OCDE

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Les green collars ont durablement le vent en poupe

Publié par centrecharlespeguy le février 3, 2010

Après l’engouement écologique suscité ces dernières années, le sommet de Copenhague s’est achevé en décembre sur un résultat plutôt discutable. Ceci étant, il a permis de faire le constat que les réflexions écologiques se structurent autour de mouvements organisés, et que la thématique des emplois verts, bien que n’apparaissant qu’en filigrane lors des débats, prend de plus en plus d’importance.

Les mesures adoptées pour faciliter la transition à une économie verte varient bien entendu d’un pays à l’autre. Les gouvernements qui voient dans une nouvelle politique énergétique les avantages stratégiques de demain, mais aussi les entreprises et les investisseurs privés qui flairent de juteux marchés, s’intéressent déjà aux secteurs d’activités qui seront les plus concernés par les changements : fourniture d’énergie (particulièrement les énergies renouvelables éolien, solaire,…), recyclage, traitement et valorisation des déchets, bâtiment (efficacité énergétique), transports, et agriculture.

C’est dans ces secteurs que l’on devrait observer le plus d’impact sur le marché de l’emploi : créations, destructions et transformation. D’ici 2020, les observateurs s’attendent à 600.000 nouveaux emplois en France, à 500.000 en Angleterre et à 30 millions au niveau international d’ici 2030. Le panel des emplois créés est large : commerciaux en panneaux photovoltaïques, ingénieurs efficacité énergétique des bâtiments, techniciens, consultants en développement durable, juristes en environnement, chercheurs pour les départements R&D, etc…

Certaines professions devront adapter leurs méthodes de travail, acquérir de nouvelles connaissances, tandis que d’autres disparaîtront. Les entreprises auront toujours besoin de compétences classiques (gestion de projet, analyse des risques) mais auront aussi des besoins plus spécifiques : connaissances des matériaux durables, installation des nouvelles technologies, mesure de l’empreinte carbone et de l’impact écologique des activités,…

On assistera probablement plus à une redistribution des emplois au sein d’un même secteur plutôt qu’à un transfert de main d’oeuvre intersectoriel. Les travailleurs qui auront le plus de mal à s’adapter seront sans surprise les moins qualifiés, et l’OIT milite déjà pour la création d’emplois décents et durables pour tous. Le traitement des déchets par exemple, s’il est sous-traité aux pays en voix de développement, serait plus juste si les conditions d’hygiène et de sécurité y étaient respectées.

Le recrutement des green collars prend de plus en plus d’ampleur et n’a pas été touché par la crise de l’emploi. Les entreprises font d’ores et déjà face à une importante pénurie de compétences et à un manque de connaissances des problématiques environnementales chez leurs employés. En conséquence, dans un souci d’attirer et de conserver les talents, elles mettent en place des politiques de rémunération attractives, et développent des formations qualifiantes pour pallier à l’insuffisance de l’offre publique. Certaines peuvent compter sur des compétences en interne, facilement transposables aux nouvelles méthodes de production (Siemens, Alstom,…). Quand on sait que 40% des emplois dans le monde se trouvent dans des secteurs fortement producteur de carbone, on imagine aisément le rôle que la formation pourrait avoir.

En Angleterre, le Low Carbon Transition Plan fait office de feuille de route. Même si certains jalousent l’ambition allemande et dénoncent des moyens limités pour atteindre les objectifs de réduction d’émission, le gouvernement prévoit des mesures et des moyens concrets, notamment la création d’une National Skills Academy pour le secteur énergétique. Il invite par ailleurs les entreprises à une gestion plus propre de leurs activités.

Dans les bureaux, la fonction Ressources Humaines pourrait aider à la mise en place d’un environnement et de méthodes de travail plus écologiquement responsables, en favorisant par exemple les économies d’énergie, le télé-travail, le co-voiturage, ou encore le recyclage.

Sources/A lire:
- Emplois verts : Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone (rapport de l’OIT)
- Emplois verts : faits et chiffres (publication OIT)
- Green Jobs and skills (rapport du Environmental Audit Committee)
- Report calls on Government to boost green jobs (Parliament.uk)
- Green-collar HR: It ain’t easy being green (article de Personneltoday)

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Le marché de l’emploi anglais en octobre 2009 et les mesures internationales prises face à la crise

Publié par centrecharlespeguy le octobre 7, 2009

Les chiffres du chômage publiés le 16 septembre par l’ONS (l’Office National Statistics) ne laissent pas penser à un grand changement de tendance pour le marché de l’emploi au Royaume Uni. En effet, comme l’annoncaient les dernières statistiques, le chômage continue à augmenter et atteint aujourd’hui un taux de 7.9%. Il n’y a pas eu en Angleterre autant de chômeurs depuis 14 ans. 210.000 personnes sont venu grossir les effectifs depuis trois mois, portant le nombre de sans emploi à 2.47 millions de personnes.

Les populations les plus touchées restent les jeunes et les étrangers. Le très bon taux de réussite au A-Levels de cette année accentue la concurrence au sein des jeunes diplômés, sans pour autant dévaloriser le diplôme aux yeux des entreprises. En plus d’être les premiers à être licenciés (selon la règle du "last in, first out"), les jeunes se confrontent à la frilosité des entreprises à investir sur des nouveaux talents.

L’Angleterre a par ailleurs mis en place des mesures plus restrictives à l’encontre des citoyens non-européens, afin de limiter l’immigration et de favoriser la main d’oeuvre anglaise, ce qui n’est pas sans créer certaines tensions entre les communautés.

Les secteurs les plus touchés par la progression du chômage sont la finance, la construction, l’industrie (le West Midlands est une région particulièrement touchée). Les secteurs les moins touchés sont le retail (commerce de détail), le social, la culture et la santé.

Tous les observateurs s’accordent à dire que le redressement de l’emploi sera plus lent que la reprise économique. Même si l’on aperçoit des signes positifs de la part des indicateurs de reprise, le chômage continuera probablement à augmenter jusqu’à la fin 2010. Pour sortir durablement de la crise, il faut que la reprise soit créatrice d’emplois durables et de "bonne qualité". L’inquiétude est de voir s’instaurer un chômage longue durée de masse, difficile à éradiquer. Les attentes portent donc désormais, après les efforts fournis pour soutenir l’économie, sur l’emploi.

Au niveau international, 2 événements pourraient avoir un impacte sur les mesures de lutte contre la crise et le chômage : le sommet du G20 à Pittsburgh (24 et 25 septembre) et la réunion à Paris des ministres du travail de l’OCDE (28 et 29 septembre). Au sommet du G20, l’OIT (Organisation Internationale du Travail), qui a récemment présenté un "Pacte mondiale pour l’emploi", a proposé une série de mesures qui ont été saluées par les chefs d’Etats. Ces derniers se sont engagés à adopter les éléments clés proposés. Les mesures portent sur :

- la stimulation de la demande de main d’oeuvre (aide à l’embauche, subvention aux entreprises,…).
- le soutien à l’emploi, aux demandeurs d’emploi et aux chômeurs (service d’aide a la recherche d’emploi, accès a la formation, incitation à travailler…).
- l’extension de la protection sociale.
- l’instauration du dialogue social et protection des droits du travail.

Le communiqué final de la réunion des ministres du travail reprend les conclusions du G20. Il détaille les principales pistes de réflexions qui découlent des mesures adoptées lors du sommet (sous traitement de l’aide à la recherche d’emploi à des entreprises privées, responsabilisation et implication des demandeurs d’emploi, aide ponctuelle aux entreprises, etc…). Le communiqué insiste sur l’importance à promouvoir la mobilité professionnelle et la formation, afin de pouvoir faire face aux importants changements structurels que connaîtront nos pays avec la transition vers des économies à faible émission en carbone. Ce passage à une économie verte s’accompagnera en effet de changements au niveau des besoins en compétences, qui se traduiront par de nouveaux métiers.

La Confédération syndicale internationale (CSI) reconnaît que placer l’emploi au cœur de la politique de reprise est une bonne chose, mais souligne qu’il reste beaucoup à faire. Elle préconise de suivre les recommandations de l’OIT.

Prochaine étape : début 2010 avec une nouvelle réunion des ministres de l’emploi du G20. Il nous reste à savoir comment les mesures adoptées seront déclinées concrètement au Royaume Uni et en France, à travers peut être de nouvelles politiques nationales.

Sources/A lire:
- ILO Global Job Crisis Observatory (Cellule d’analyse de la crise de l’emploi de l’OIT)
- Perspectives de l’emploi de l’OCDE 2009 : Faire face à la crise de l’emploi 

A lire aussi nos précédents articles:
- Tendances 2009 pour le marché de l’emploi à Londres
Taux de chômage au Royaume Uni mai 2009

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